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“touch_me” project

December 13, 2008

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english version coming soon…

Avec la même intention que l’architecture « soft », axée sur le corps et les perceptions sensorielles, j’ai décidé pour mon projet de mémoire d’effectuer des recherches sur les applications textiles dans un espace. Ma démarche ne se base pas sur la correspondance entre la forme et la fonction mais plutôt sur les sensations des individus, les nouvelles technologies appliquées aux textiles et l’intégration de l’électronique comme matériau. Ainsi, mes projets seront conçus comme une interface textile entre l’espace environnant et l’individu.

Travailler sur l’ambiance et les textiles peut se révéler pertinant.En effet, le choix de la matière textile va être déterminante dans l’atmosphère du lieu. Les textiles utilisés dans les habitats peuvent par exemple filtrer le soleil à l’aide de rideau. Un voile de coton laissera passer amplement la lumière, rendant l’espace très lumineux, alors qu’un tissu plus lourd donnera plus d’intimité et une athmosphère plus sombre. On peut également utiliser un textile pour absorber le bruit comme certains panneaux acoustiques.En somme, ce qui est important c’est se rendre compte que les tissus, quand ils sont utilisés, sont toujours en contact direct avec le corps des usagers, comme par exemple les tapis, les revêtement de canapés et autres. C’est ce qui en fait leur qualité principale.

Mon but est donc de tenir compte de cette caractérisitque propre aux tissus, celle de « médiateur » entre les individus et l’environnement. En incorporant de nouvelles technologies, j’ai voulu chercher à rendre ces textiles plus expressifs encore, et  la relation entre objets et utilisateurs plus ludique et consciente. 

Nos cinq sens sont liés les uns aux autres, et c’est grâce à cette correlation que nous comprenons un objet dans son intégralité. Immaginer un design ne serait donc pas seulement basé sur la recherche d’une forme et d’une couleur, mais sur la manière dont  nous « sentons » les couleurs et les formes.A partir de ces deux points de vue, j’ai  d’abord commencé à créer une surface textile, immaginée pour un coussin, appellé « touch_me », dont la qualité expressive et « tactile »  est accentuée.

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Pour cela, j’ai cousu sur une partie du tissu des petits objets en soie blanche, dont la forme indéfinie et suggestive, pouvait suggérér des bulbes, des champignons ou même des petites tentacules. Comme je n’avais pas cousu le tissu sur un objet, il restait très fluide et sa manipulation faisait en outre « bouger » les petits objets.

De là m’est venu l’idée de les faire « bouger réellement » à l’aide de fils à mémoire de forme consus à leur intérieur, et d’appliquer cette idée sur une surface beaucoup plus grande, comme un revêtement de sol.

 Nous oublions fréquemment que nos pieds, trop souvent enfermés dans les chaussures, sont une des partie de notre corps les plus sensibles.

La notion alors d’un revêtement textile, cousu de ces petits objets phytomorphes faits d’un tissu très agréable (satin de soie de couleur blanche), allié aux fils à mémoire de forme, metterait alors en évidence la qualité propre du tissu, ainsi que les impressions sensorielles du corps de l’utilisateur.

 

 

Printce tapis est un prototype et le projet est prévu pour être à une plus grande échelle et recouvrir le sol de toute une pièce ou un espace. Le sol, alors, ne serait plus une surface immobile et solide, mais deviendrait flexible et alléatoire.

Avec la même technique des fils à mémoire de forme, j’ai voulu réalisé un autre projet, mais celui-ci mettait en évidence la relation tactile « indirect » entre l’objet et l’utilisateur. 
Pour cela, j’ai crée un prototype d’une surface murale textile, dont les éléments phytomorphes mais toujours indéfinis « bougent » en fonction du déplacement de l’individu. Cette surface deviendrait le mur en lui-même, et serait réactif et sensible.

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Avec la même technique des fils à mémoire de forme, j’ai voulu réalisé un autre projet, mais celui-ci mettait en évidence la relation tactile « indirect » entre l’objet et l’utilisateur. 
Pour cela, j’ai crée un prototype d’une surface murale textile, dont les éléments phytomorphes mais toujours indéfinis « bougent » en fonction du déplacement de l’individu. Cette surface deviendrait le mur en lui-même, et serait réactif et sensible.
La différence avec le projet précédent tient dans la mise à distance entre l’objet et la personne, puisque ce n’est pas le toucher qui actionne les petits objets, mais la vue, grâce à une petite caméra positionnée au-dessus du prototype. Cette dernière capte la position de l’utilisateur devant la surface textile. Chaque position de la personne dans l’espace correspond à une zone du textile où seront activés les fils NiTi, faisant bouger les petits objets. 
Les informations captées par la caméra sont ensuite envoyées à un ordinateur, où un code a été programé spécialement pour l’installation, qui enclenchera une impulsion électrique sur la zone correspondante du tissu. 
La personne aura alors conscience de ses déplacements, et verra «remuer» ces formes en fonction de ses mouvement, comme si elles étaient vivantes, créant un lien invisible avec eux.
tapisserie
hpim3467Au final, deux aspects principaux sont ressortis de cette recherche.
Le premier aspect relevé est la capacité kinésthésique de ces objets.
En effet, la forme ronde, la matière tendre et moelleuse, ainsi que la capacité de bouger du tapis accentue l’échange tactile. La surface n’est volontairement pas lisse, la répartition irrégulière des éléments en tissu ont des hauteurs et des largeurs différentes, ce qui oblige l’utilisateur à chercher son équilibre. De plus, ce dernier prend consicience que ses pas et son poids ont une répercussion. En faisant bouger les objets, il crée un prolongement de ses actions.
La même chose se produit pour la surface murale textile, mais le lien crée reste « invisible ».
Une certaine poésie accompagne également ces deux projets. C’était un des objectifs à atteindre durant l’élaboration de ma recherche.
Il ne va pas toujours de soi de penser que l’intégration d’une nouvelle technologie peut ammener quelque chose de plus immaginatif  et aérien. J’ai réalisé que cette qualité peut être atteinte seulement si l’objectif de départ, la base de la démarche, regarde en premier lieu vers un design plus « human centered », qui stimule l’immagination des individus, et le dirige vers une relation plus ludique avec les objets.
L’électronique, utilisée dans ces projets, ne tient pas le rôle de révolutionnaire. Je n’ai pas eu l’intention de créer des objets inédits, avec une forme et une fonction jamais vues ni utilisées, mais en imissant des technologies nouvelles à des objets connus et familiers, j’ai voulu ajouter une autre dimension. Ces textiles, à mi-chemin entre le sensible et l’intéractif, apportent une notion ludique du rapport avec notre espace, ils créent une relation nouvelle, ou du moins augmentée avec les personnes.
Dans un environnement sensible, les tissus « sensibles » et « intelligents » peuvent donc jouer le rôle d’une interface, en combinaison avec d’autres techologies. Leur abilité à changer leur apparence ou leur texture peut être un outil très utile dans les espaces dit flexibles.

Creative Commons License
touch_me by Juliette Sallin est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité-Pas d’Utilisation Commerciale-Pas de Modification 3.0 Unported.
Basé(e) sur une oeuvre à

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